Le discours de Modi à la Knesset aligne ouvertement l'Inde sur Israël | Le Poste de Jérusalem

Jerusalem Post - 25/02
Pour comprendre l’ampleur des propos de Modi, il est nécessaire de revenir sur la position de l’Inde et de comprendre pourquoi, pendant des décennies, elle a maintenu Israël à distance diplomatique.

Pour certaines oreilles, le fait que le Premier ministre indien Narendra Modi ait terminé mercredi son discours historique devant la Knesset par les mots « Am Yisrael Chai » aurait pu paraître peu spectaculaire.

Un dirigeant étranger cherchant à gagner les bonnes grâces de ses hôtes en répétant, dans leur langue maternelle, une phrase chargée de sens pour les locaux.

Mais ces oreilles n’auraient pas saisi la résonance historique plus large.

Le père fondateur de l’Inde, le Mahatma Gandhi – qui était fermement opposé au sionisme – se serait probablement tortillé ; son successeur, Jawaharlal Nehru, dont le gouvernement a tenu Israël à distance pendant des décennies, aurait bien pu grimacer.

Et pourtant, le dirigeant du pays le plus peuplé du monde se tenait là, rompant avec les instincts des fondateurs de sa nation et déclarant que le peuple d’Israël était vivant.

Pour comprendre l’ampleur des paroles de Modi, il est nécessaire de revenir brièvement sur la situation de l’Inde.

LE PREMIER ministre INDIEN Narendra Modi au parlement israélien à Jérusalem lors de la visite officielle de Modi en Israël, le 25 février 2026. (crédit : YONATAN SINDEL/FLASH90)

Dans les premières décennies du XXe siècle, la position du Congrès national indien sur Israël était largement façonnée par la politique intérieure.

L’opposition de Gandhi au sionisme et sa sympathie pour la cause arabe ont été largement influencées par son désir de maintenir l’unité avec les dirigeants musulmans de l’Inde dans la lutte contre la domination britannique. Nehru a transposé cet héritage dans les débuts de ...
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